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Définitions

Biologique, durable ou encore paysanne, les formes d’agriculture dites « alternatives » ne manquent pas.

Ces différents systèmes de production et d’organisation agricole et ruraux ont comme caractéristique commune de se poser comme des alternatives, plus ou moins radicales, au modèle dominant représenté par une agriculture intensive, réduite à sa seule fonction de production et parfois qualifiée d’industrielle.

D’une manière générale, l’apparition de ces alternatives ne s’est pas toujours faite de manière structurée. Elle résulte plus de l’expression d’aspirations individuelles, de la pérennisation et du renforcement de pratiques déjà en place ou encore d’adaptations à des contraintes locales.

Derrière ces différentes démarches, il y a des hommes et des femmes qui ont fait des choix et se sont rapidement regroupés, instaurant un renouveau des initiatives de groupes de développement.

Progressivement et à des rythmes différents, les instigateurs de ces pratiques, plus ou moins nouvelles, échangent leurs expériences, créent des références et mettent en questions les systèmes de productions dont ils sont en train de (re)dessiner les contours.

Ces différentes démarches ont des modes d’évaluations de leurs pratiques distincts mais se retrouvent autour d’orientations fortes :

  • Préserver l’environnement
  • Améliorer sa qualité de vie
  • Dynamiser son territoire
  • Créer du lien avec les consommateurs
  • Produire de la qualité accessible au plus grand nombre
  • Répartir les volumes de productions agricoles

Historique

  • Avec la création de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab) en 1978, l’agriculture biologique dont l’objectif est « le respect de la terre, de l’environnement et des cycles biologiques, la santé, le bien-être animal, la vie sociale et un développement économique cohérent », est une pionnière dans la structuration de son organisation (cohérence dans le développement, défense et représentation des agriculteurs biologiques…).
  • Elle franchit une étape supplémentaire en 1982 avec la création de l’Institut technique de l’agriculture biologique (Itab). Même si elle est particulièrement sur le devant de la scène, l’agriculture biologique n’est pas la seule piste « alternative ». Ainsi l’année 1984 voit s’organiser le mouvement de l’agriculture paysanne avec la constitution de la Fédération associative pour le développement de l’emploi agricole et rural (Fadear), impulsée et coportée par la Confédération paysanne. Pour la Fadear, « l’agriculture paysanne doit permettre aux sociétés paysannes de vivre décemment de leur métier sur des exploitations à taille humaine, participant ainsi à rendre le milieu rural vivant. »
  • Dans le Grand Ouest, le Réseau agriculture durable (Rad) voit le jour par nécessité de coordonner des projets de groupes locaux. Intégré au réseau des Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural (Civam), il entend « encourager des systèmes de production autonomes et économes, économiquement viables, sains pour l’environnement et socialement équitable » et travaille dans un premier temps sur les systèmes d’élevage laitier (en lien avec la méthode développée par André Pochon). L’agriculture paysanne, proposée par la Fadear, et ce mouvement incarnent alors à eux deux l’agriculture durable.